Garde corps de fenêtre

Fenêtre au ras du sol

Hé oui, nous avons aménagé une ancienne grange, nous avons donc une fenêtre « de grenier » permettant de monter des sacs de grains. Celle ci se trouve donc au ras du sol et d’après la littérature, il semble qu’il soit obligatoire de disposer d’un garde corps. Bien que cela semble judicieux, en cas d’absence, il peut y avoir des conséquences lourdes si un accident survient.

Pour palier aux risques de chutes je me suis donc lancé dans la confection d’un garde corps, en fer forgé bien sûr !

La table du grand père

Encore une superbe réalisation de mon aïeul !

Bricoleur et un peu bourrin, il avait réalisé une table de soudure avec une plaque de concasseur à pierre récupéré dans une carrière. Il l’a monté sur roues en fer (… pour la solidité) et la voici donc à la maison (merci papa).

J’ai donc soudé un cercle de barrique pour réaliser un gabarit de spirale :

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Un triskèle (ou triskell ou triskel)

Non pas que je soit très Breton (bien que mon prénom le soit), le triskèle est symbole sympathique et plutôt basique ; parfait donc pour un débutant forgerons…!!!

Voilà donc le symbole principal, un triskèle en barre carré de 20 mm, mesurant 60 cm de haut.

Il faut pour cela réaliser 3 branches identiques que l’on reliera par la suite :

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Ca n’est pas très compliqué à réaliser, il faut juste que ça chauffe bien et au bon endroit !

Bon j’ai quand même réussi à en brûler une que j’ai dû refaire…

On obtient donc 3 morceaux plutôt similaires, grâce au modèle :

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Le cadre

Afin rester cohérent sur les sections, j’ai utilisé des barres d’acier provenant d’un moulin ! Récupérées par papa lors d’un nettoyage de rivière, elles ont dues passer pas mal de temps dans l’eau avant de revoir la forge !

Rien de très complexe pour cet assemblage, juste de la découpe et de la soudure :

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Il reste un grand vide…

En effet il reste des trous conséquents et ce n’est pas l’idéal pour un élément de sécurité…! J’ai donc fait chauffé la forge à nouveau pour réaliser 2 autres motifs Breton : des Triquetra.

Nous voici donc reparti sur la table pour refaire un gabarit :

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En barre de 8mm, les 6 barres sont rapides à tordre. L’assemblage est plus complexe qu’il n’y parait mais le résultat est plutôt sympa :

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Installation

Après de longs moments de ponçage, on peut enfin passer à l’installation :

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Il faudra un peu de temps pour les couleurs s’homogénéisent après le passage du Rustol.

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Dague forgée

Une vielle fourche bêche

L’acier des outils de ce type est souvent assez costaud, donc je suis partie d’un pieu de bêche (arrivé au bout du rouleau) pour faire une dague.

Les pieux ayant déjà un angle, je l’ai laissé pour faire la forme de la dague.

En fait j’ai surtout aplati l’ensemble et sorti un axe pour enficher le manche:

Beaucoup de travail de ponçage pour obtenir un angle correct sur le dessous.

Deux traitements thermique ont été fait pour durcir l’ensemble (toujours expérimental…).

Le poinçon

Bon j’ai toujours du mal à faire un joli poinçon… je pense qu’il va falloir que je fasse plus simple (on le devine au pied de la lame) :

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La garde

Initialement j’ai forgé une garde avec deux pointes mais l’ensemble n’était pas très centré. Je me suis donc rabattu sur un simple ovale.

Le manche

Il fallait un truc esthétique mais pas trop complexe, donc 2 essences de bois feront l’affaire.

Un morceau de chêne et 2 morceaux d’ormeau (galeux) collés:

Voici le manche après un re-collage et beaucoup de ponçage pour obtenir la bonne taille:

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Le pommeau

Grosse galère pour ce morceau. je souhaitais qu’il soit vissé afin de maintenir l’ensemble et de rester démontable.

J’ai tenté de tarauder… sans succès (le taraud est mort…) j’ai donc emprisonné un boulon et j’ai soudé l’ensemble à mon pommeau forgé.

Le résultat n’est pas exceptionnel… la soudure ressort et l’ensemble est peu long :

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L’étui

J’aimerai faire un étui en cuir mais je n’en ai pas et je ne sais pas le travailler… donc pour le moment un morceau de chêne fera l’affaire (c’est un peu dangereux tout de même).

 

Le final

Ma première dague :

 

Le lutin forgé

Noël

Et oui, le père noël approche à grands pas et je suis tombé sur une vidéo sympa où un forgeron réalise un lutin forgé. J’ai trouvé l’idée sympa donc je me suis lancé.

N’ayant pas de marteau pilon, il faut faire tout ça au marteau 🙂

On part d’un carré de 20*20 que l’on étire en pointe :

 

Il faut ensuite faire la coche (le cou ?) du lutin. Pour cela, j’ai fabriqué un outil qui se fixe dans l’enclume :

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Une fois la coche obtenu, on peut passer à la transformation du chapeau :

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Reste ensuite la finition :

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Et voilà le résultat :

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Bon, là encore, je ne suis vraiment pas doué sur les finitions…

Mais j’ai bien rigolé et je pense que le sujet est facile et ludique 🙂

Encore des couteaux

Le couteau manche sandwish

Afin de tester un manche en deux parties j’ai réalisé une lame (un peu grande) avec une forme de couteau à fromage.

Le manche est en ormeau (galeux) paré de 3 rivets en cuivre.

Le gros de la forme est obtenu à la scie et la finition faite à la ponceuse à bande fixe :

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Le couteau de table

J’ai voulu tenté un petit couteau genre couteau de table, avec un manche sandwish sur la moitier :

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On note la tentative de poinçon que je dois travailler…!

 

Les 3 premiers

Voici donc les premiers couteaux « made in vernou » :

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Je suis assez content de la trempe qui semble assez réussi pour que les couteaux soient utilisables et ne rouillent pas. A voir à l’utilisation !

Mon premier couteau

On se lance !

Voici le premier essai complet de couteau.

Pas de photos intermédiaires… J’ai des soucis de téléphone donc il n’y aura que le final.

Un morceau de fer et un bout de bois

Voilà ce qu’il faut pour faire un couteau de base. Attention il s’agit bien d’un couteau basic, je suis parti d’un acier inconnu que j’ai travaillé pour obtenir la forme souhaitée.

Je l’ai trempé à l’huile de vidange pour voir ce que ça faisait…

Une fois la forme obtenue, la finition se fait à la ponceuse à bande et à la meuleuse (disque à lamelle).

Pour le manche, un bout de chêne fera l’affaire ! Evidement il faut beauuuuuuuuuuuuuucoup de ponçage.

Un morceau de cuivre permet de faire la transition entre le manche et la lame. Il permet aussi de combler de trou (rond) du manche qui permet de maintenir la lame.

Voici le couteau fini :

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Quelque coups de lime sur le dessus :

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C’est cool !

 

Content d’avoir fait ce couteau et d’avoir été jusqu’au bout de la réalisation avec le manche.

Je ne suis pas fan de la forme de la lame, trop arrondi. On fera différemment la prochaine fois.

Ya plus qu’à faire l’étui qui va avec !

 

Des portes à l’ancienne (et un peu forgées :) )

Y a un trou

Suite à quelques travaux à la maison, nous avons réalisé une ouverture assez large pour faire passer un tracteur tondeuse (par exemple).

Il a donc fallu réaliser des portes.

Structure

N’ayant pas trouvé de bois vraiment adapté (chêne), je me suis rabattu sur de la lame de terrasse. Le bois est assez solide et d’une régularité facile à travailler.

Les pentures

C’est la que ça devient drôle ! J’ai réutilisé d’anciennes pentures que j’ai enjolivé un peu.

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Rien de trop violent : découpe au burin et boucle sur la bighorn.

Manque d’outils…

Pour la réalisation des gonds il me manquait de quoi tourner simplement de la ferraille en rond. Je me suis grandement inspiré de cette vidéo (très bon channel youtube aussi) pour faire cela :

C’est très efficace.

Au fait, je vous ai parlé de l’étau de forgeron, « la presse » ?

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Ce truc est trop bien !!! C’est solide, on peut taper dessus (le pied repose sur le sol). Ca sert très très fort, et rapidement (pas besoin de faire 50 tours…).  On peut l’utiliser pour vriller de la ferraille (on verra ça plus bas) : c’est un outil indispensable 🙂

Bref, c’est génial ! Et en prime on peut se faire des pinsons quand on laisse traîner ses doigts là où il faut pas… 🙂

Les gonds

Je ne voulais pas faire des trous conséquents dans les murs, j’ai donc opté pour du chevillé !

J’ai transformé des grosses équerres en gonds :

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La transformation n’a pas été super aisé puisque les morceaux étaient déjà découpés. Obligé de travailler à la pince et avec une longueur de matière assez faible : pas l’idéal.

Le résultat est quand même correct (bien que pas tout à fait rond) :

 

Une fois monté sur les pentures, ça présente bien :

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Bon le seul problème c’est que l’on a des couleurs trèèèèèèèèsss différentes suivant les éléments, selon s’ils ont été chauffé (en fait, ils ont fait un tour dans un feu avant que je les récupère), s’ils sont passés à la forge… Bref, c’est pas très esthétique.

Une grosse phase de décapage a été nécessaire afin de les faire briller un peu. Je les ai quand même  laissé un peu s’oxydés avant de les Rustoler.

Portes en place

Voici donc les portes terminées :

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Les poignées

Pour finir, je me suis amusé sur les poignées. Encore inspiré de ce que j’ai trouvé sur le net, j’ai fait mes premières vrilles (pas simple) et un système de tenons pour le côté rustique :

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The end

Voici donc le résultat final, avec en prime une petite poignée intérieure :

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Premières réalisations à la forge

Avant de pouvoir forger, il faut forger ! Il faut fabriquer les outils qui vont nous permettre de travailler.

N’ayant pas de tranchet digne de ce nom, j’ai découpé une vielle pioche à pierre :

Jusqu’ici c’est réellement efficace !

 

Afin de ne pas me retrouver avec une enclume sur le pied, j’ai réalisé des brides de fixations:

eclumemarteau

On voit ici mon joli marteau « mustad » (acheté ici chez mvforge).

 

Ensuite, je me suis relancé dans une paire de pince, histoire de ne pas perdre la main !

Pour changer un peu, j’ai fait des mords rond afin de de tenir du fer… rond !

N’ayant pas trop de longueur de plat (25*10), j’ai soudé un morceau de fer à béton en bout :

pince1

Voici les 2 morceaux avant et après. En bas, le morceau de fer à beton a été « tranché ». Seul le morceau d’acier plat, une fois travaillé, est étiré pour donner la moitier de la pince. Pour la technique, cf ici.

Pour les mords, j’ai utilisé un « truc » (en haut à gauche de la photo) que je venais de souder. Pour réaliser la marque dans l’axe, j’ai « mordu » un morceau de fer rond à chaud :

pince2

 

Afin de tester mon ouvrage, je me suis fait une petite volute à noyau dans le morceau de fer à béton :

volute

 

Voici donc le résultat de la première journée :

ensemble

 

Pour la suite, j’attaque la confection de mes portes.